13.02.2012
Sous-traitance dans l'automobile : La conférence de l'ANACT

L'ANACT (Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail) vient de réaliser une étude à l'échelle européenne portant sur les pratiques et outils de régulation de la relation donneurs d'ordres et sous-traitants dans le monde de l'industrie. Cette étude à laquelle ont par ailleurs contribué des experts d'Allemagne, d'Espagne, de Hongrie, et du Royaume-Uni, servira de cadre à la conférence qui doit se dérouler le 8 février prochain à Lyon.
Rien d'étonnant à ce que j'ai récupéré cette information sur le site de la FIEV (Fédération des Industries pour équipements de véhicules), puisque l'industrie automobile est au cœur des pratiques de sous-traitance, même si chez certains groupes, (Volkswagen notamment) la tendance est de manière croissante à la « réinternalisation ».
Quels enjeux?
Sur le site de la conférence, la présentation énonce clairement les enjeux à l'oeuvre : Le corolaire de La tendance lourde à la désindustrialisation en Europe c'est notamment la montée en puissance de la sous-traitance.
Cette extension du champ de la la sous-traitance "s'appuie sur des opportunités marchandes et sur des outils contractuels de plus en plus sophistiqués pour aboutir à une diversité d'arrangements économiques, juridiques, techniques et organisationnels" qui organisent les relations entre donneurs d'ordres et sous-traitants".
Cette extension du champ de la la sous-traitance a forcément des conséquences sur les conditions d'emploi et de travail, des conséquences qui d'après l'ANACT seraient « préjudiciables à la santé des salariés et à leurs parcours professionnels ». Présentée comme l'instrument performant d'une flexibilité bien pratique pour les entreprises « sur le court terme », ce système de relations semblerait au final peu soutenable sur le temps long et poserait des questions en particulier en ce qui concerne les capacités d'innovation et d'adaptation des entreprises.

De quoi parle-t-on?
Bref pour résumer tout le monde serait perdant : Des salariés, qui voient leurs conditions de travail se dégrader, et qui rencontrent une perte de sens dans leur travail, et les entreprises qui à terme risquent d'éssuyer les platres de la dégradation de cet environnement.
Mais si dans les présentation de la conférence, on parle d' « Améliorer la relation entre donneurs d'ordres et sous-traitants » via « un renouvellement de la régulation sociale sous ses différentes formes : juridique, accord collectif, pratiques volontaires (RSE...) » on aimerait bien savoir quelle forme va prendre cette "nouvelle régulation", et en quoi (et dans quelle mesure) sont concernés les accords collectifs : On sait que les représentants du MEDEF ont par exemple une conception bien à eux de la RSE, qui ne coïncide pas nécessairemetn avec celles des syndicats de salariés, ou à certaines des positions défendues en la matière au sein de la Commission ou du Parlement européen.
L'enquete de la DARES
En me rendant sur le site de l'ANACT, j'ai trouvé par ailleurs une page consacrée à une autre enquête, de la DARES celle-ci, une enquête intitulée "Sous-traitance : des conditions de travail plus difficiles chez les preneurs d’ordres" publiée février 2011, et qui met en évidence que
les salariés de la sous-traitance ont en moyenne davantage de contraintes que ceux des donneurs d’ordre en ce qui concerne les horaires et les rythmes de travail. Ils ont un travail plus prescrit et plus contrôlé et déclarent un peu plus souvent que l’ambiance de travail dans l’entreprise n’est pas bonne. Ils sont également plus souvent victimes d'accidents du travail. En revanche les salariés des donneurs d’ordres déclarent moins de pression temporelle, plus de satisfaction par rapport à leur rémunération et plus d’implication dans leur travail. La sous-traitance représenterait 23 % des emplois en France d'après le délégué général d’Astrées (Association Travail Emploi, Europe et société).

Quid des normes
La norme ISO 26000 définit ce qu’est la responsabilité sociétale de l’entreprise à savoir, l’identification des impacts des décisions de l’entreprise sur son environnement. Cette norme prend également en compte le périmètre étendu de l’entreprise : les parties prenantes et le dialogue avec celles-ci.
à cette norme s'ajoutent désormais des accords (nationaux et internationaux), chartes, et labels qui font peu à peu leur apparition dans les plus grandes entreprises (dans le cadre d'une démarche volontaire donc). Mais les sous-traitants intègreraient peu dans la réalité ces nouveaux cadres juridiques : Par peur de perdre leurs contrats avec les donneurs d'ordre, et souvent parce qu'il n'ont tout simplement pas les moyens d'appliquer la RSE à leur échelle.
"L’autre problématique majeure concerne le dialogue social. Les sous-traitants ne sont pas intégrés dans les réflexions des organisations syndicales des donneurs d’ordre. Dans les bassins d’emplois, les groupements d’employeurs n’ont pas d’obligation de représentation du personnel. De plus, les organisations syndicales demeurent peu présentes dans les TPE, d’autant qu’il n’est pas évident de fédérer ces petites structures ayant des statuts différents."
De quoi s'agit-il au final
L'ANACT dans le texte du communiqué de de presse annonçant la conférence (voir ici) énonce une version quelque peu différente de celle présente sur le site de la conférence proprement dite, une version qui permet de mieux saisir les enjeux, et de comprendre les limites de la logique RSE (et a fortiori les limites de la logique du MEDEF sur ces questions) :
La performance de l’entreprise industrielle et de sa filière dépend de la qualité de la relation entre donneur d’ordre et sous-traitants. Il importe donc de soutenir cette relation avec des outils de gestion, des pratiques de concertation et des politiques d’achats qui favorisent l’articulation des enjeux techniques, économiques et sociaux sur la chaîne de valeur.
• Quelles stratégies développent les entreprises et filières françaises et européennes ?
• Comment les pouvoirs publics influent-ils sur ces pratiques ?
• Quelles sont les pratiques les plus porteuses pour l’avenir de l’industrie ?
• Comment la relation donneur d’ordre/sous-traitant intègre-t-elle la question des
conditions de travail ?

Conclusions?
1) Et oui la RSE ne s'applique pour l'instant qu'aux sociétés côtées, elle va éventuellement dans un avenir plus ou moins lointain s'appliquer aux entrepreprises de plus de 500 salariés (mais nous restons pour l'instant dans l'hypothétique), et elle ne s'applique dont pas aux sous-traitants.
2) Comment faire en sorte que les entreprises cotées (et après - idéalement - les entreprises de plus de 500 salariés) étendent le périmètre de la RSE, à leurs sous-traitants? Et surtout comment le faire sans que lesdites entreprises, effrayées d'un éventuel surplus d'obligations ne sous-traitent un peu plus loin, là où les questions de RSE se posent dirons-nous avec moins d'acuité? On se rappellera à l'aune de ce débat que la position du MEDEF défend le principe du volontariat pour les entreprises sur les questions de RSE versus une norme contraignante imposée par les pouvoirs publics...
3) Et si les poliques reprenaient l'initiative (et un certain courage politique donc) et cessaient de se voir imposer le diktat et le chantage des entreprises (chantage à la délocalisation par exemple) et imposaient par exemple que les sous-traitants doivent afficher certaines normes sociales pour être éligibles en tant que partenaires. Les opposants à cette logique nous diraient : Nos entreprises ne seront alors plus compétitives avec d'autres entreprises étrangères, qui n'auront pas les mêmes scrupules. Nous pourrions alors répondre : Imposons des normes sociales, en relation avec les produits d'importations.
On nous répondrait alors : Mais les consommateurs vont-ils accepter de payer leurs produits plus cher? Ces normes sont-elles compatibles avec les règles de l'OMC? Les industriels accepteront-ils de payer plus cher?
Conclusion : Oui pour faire bouger un tant soit peu le curseur, il va falloir du volontarisme politique, pas de ce "pseudo volontarisme" qui ne trouve d'autre solution que d'augmenter la TVA (pratique certes), pas non plus de "Ni ni" ou de politiques ménageant la "chèvre et le chou"...
Source :
La page consacrée à l'enquête de la DARES
Collooque du CAE "Responsabilité sociale et compétitivité : un nouveau modèle pour l'entreprise ?"
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Article proposé en partenariat avec L'actualité de l'assurance auto
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23.01.2012
Comparethemarket.com lance un comparateur de cartes de crédit
Nouveau créneau pour le célèbre comparateur d'assurance
Le comparateur d'assurance auto anglais comparethemarket.com vient de lancer en fanfare un nouvel objet de comparaison : Les cartes de crédits, plus précisément les services qui sont attachés à ces dernières. Le géant de la comparaison a mis en place une campagne de publicitaire sur le ton de la comédie, jouant sur la confulsion entre comparethemarket.com et comparethemeerkat.com , et reprenant donc les frasques de son désormais célèbre Aleksandre Orlov.
Des campagnes déclinées sur de multiples supports
La campagne fait l'objet d'une diffusion TV, et est disponible (et déclinée) sur la page facebook dédié : http://www.facebook.com/Comparethemeerkat. Pour les utilisateurs de twitter, il est aussi possible de suivre @Aleksandr_Orlov.
Enfin pour les éventuels fans, en cliquant sur la vidéo vous accéderez à l'ensemble des campagnes mettant en scène les deux bestioles.
Pour accéder au comparateur de cartes de crédit : http://www.comparethemarket.com/credit-cards/
| Commentaires (1) | Tags : comparateur d'assurance, comparethemarket.com, cartes de crédit | 12:02 | Comparateurs d'assurances auto en ligne | Lien permanent | Envoyer cette note |
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20.01.2012
Le parlement Britannique se penche sur les tarifs des assurances auto

Le coût des assurances auto : Un problème récurrent en Angleterre
Le coût des assurances auto devient un problème sensible au Royaume-Uni, au point que la presse généraliste s'en fait régulièrement l'écho, et que les pouvoirs publics commencent à s'y intéresser de très près. J'ai déjà parlé sur ce blog et d'autres de la remise en question au plus haut niveau de l'Etat Britannique du système des referral fees (ainsi que de la position responsable d'AXA sur ces questions – par rapport à celle d'Admiral Group en tout cas - Admiral qui possède Le Lynx pour ceux qui l'ignoreraient).
Lourdes conséquences sur la société civile
La raison de cette forte présence du politique dans un domaine a priori privé, c'est que l'une des conséquences des tarifs élevés des contrats, est tout simplement que le nombre de fraudes explose, au grand dam des assureurs et des pouvoirs publics qui s'acharnent à manier le bâton sans résoudre le problème. Mais le mal est plus profond, probablement dans le système lui même, d'où la raison de l'intense débat qui a agité la société anglaise ces derniers mois à propos des referral fees...
Monitoring de la chambre des communes
La commission transport de la Chambre des Communes (House of Commons) publiait en mars 2011 un rapport sur le coûts des assurances auto, qui s'efforçait de déterminer les facteurs à l'origine de ces hausses, : En étudiant les 3 devis les plus bas de 90 assureurs anglais, ils ont pu mesurer que les tarifs avaient augmenté de 39,3% en moyenne pour l'année 2010...
Déterminer les causes
Le rapport que je vous met en lien plus bas s'efforce donc de déterminer les causes de ces hausses intempestives, tout en étudiant par ailleurs certaines des problématiques liées au secteur : Protection des données, Fraudes, conducteurs sans assurances, jeunes conducteurs, préjudice corporel et bien sûr les fameux referral fees.
Sources :
Lire le rapport de la Chambre des Communes :
http://actu-assurance-auto.20minutes-blogs.fr/files/Trans...
Revue de web en Français sur la question :
http://comparer-les-assurances-auto.com/2011/09/02/assura...
http://actu-assurance-auto.20minutes-blogs.fr/archive/201...
http://blog.assurance-auto-plus.com/post/Assurances-auto-...
| Commentaires (1) | Tags : chambre des communes, tarifs assurances auto, referral fees, fraude à l'assurance | 11:05 | Actu internationale de l'assurance | Lien permanent | Envoyer cette note |
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13.01.2012
Comment les compagnies d'assurances ont-elles été préservées du Rogue trading

Le Rogue trading expliqué aux nuls
Un papier intéressant sur le site de Geneva Association (Association internationale pour l'étude de l'économie de l'assurance - Pour résumer un gros think tank opérant dans le secteur des assurances), porte sur la question du trading indélicat (« Rogue trading »), ce papier est fort intéressant car il propose une autre grille de lecture que celle habituellement servie dans les médias Français.
L’Objet de la publication c’est d’abord de déterminer les raisons structurelles qui ont permis aux traders incriminés de réaliser ces opérations. La conclusion en exergue du rapport fournit déjà implicitement une réponse : L’usage très contrôlé par les compagnies d’assurance des produits dérivés (instruments financiers) a eu pour conséquence de les protéger contre les problèmes de Rogue trading : (Insurance Companies’ Highly Controlled Use of Derivatives Has Also Resulted in Protection from the Rogue Trader Problem) : Alors que les montants en cause dans la faillite de la banque baring était de 827 millions de livres, le record inégalé de Rogue trading, est bien l’affaire de la Société Générale : 4,7 mds d’euros… Le dernier cas recensé, UBS ne portant lui « que » sur 2,3 mds de dollars…
Pour en savoir plus, lisez ce pdf : http://www.genevaassociation.org/PDF/Insurance_And_Financ...
Des nouvelles d'Accenture

Deux billets qui pourront intéresser les assureurs sur le blog d'Accenture consacré à l'assurance :
"Customer relationship management across borders" : Qui comme son nom l’indique traite de la question de la gestion client dans les pays étrangers, les assureurs, avec l’achèvement du marché unique de l’assurance – et plus généralement, la tendance à la hausse de la « mondialisation » de l’assurance - sont désormais concernés au premier chef par ses problématiques. Cela tombe bien, Accenture vend du conseil et de l’expertise pour ça, et se fait donc de la pub…
http://www.accenture.com/us-en/blogs/accenture-blog-on-in...
Autres documents en libre téléchargement sur le portail, des extraits et une copieuse présentation de “The complete toolkit for a coherent social media strategy”, un titre certes plutôt aguichant, pour un contenu qui pourra éventuellement intéresser les webmarkateurs du secteur de l’assurance…
http://www.accenture.com/Microsites/social-media-manageme...
| Commentaires (0) | Tags : rogue trading, assurances, société générale, ubs, accenture, gestion client, médias sociaux | 14:04 | Revue de web assurances auto | Lien permanent | Envoyer cette note |
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06.01.2012
Cas d'école d'e-reputation : Une compagnie d'assurance poursuit Google en justice

Les compagnies d'assurances sont de plus en plus soucieuses de leur réputation sur Internet. On parle d'e-reputation et la chose est source d'une importante activité de production de consulting. Comment gérer ce qu'on dit de nous? Comment savoir ce qu'on dit de nous? (problématiques de veille). Et aussi - surtout devrais-je dire : Comment gérer une situation de crise? Bien sûr ici nous ne parlons que du négatif, mais l'e-reputation se conçoit aussi "en plein" : Comment travailler sur les courts-moyens-et long terme son image sur les médias connectés.
Un acteur inattendu : Google
Le cas que je vais vous présenter ici intéressera probablement les assureurs, car il s'agit pourrait-on dire d'un cas d'école en la matière. En effet, voici quelques jours American Income, un assureur Américain a entamé une action contre Google devant le Jefferson County Alabama Circuit Court pour obtenir que Google cesse d'afficher de manière "prédominante" dans ces résultats des sites véhiculant une image négative de la société.

Des sites dénigrant la compagnie d'assurance
L'assureur accuse en fait Google et un certain nombre d'autres sites de violer les lois de l'état d'Alabama en matière de tromperie commerciale (Alabama state law governing deceptive trade practices ) en dénigrant intentionnellement les marchandises, les services, ou le commerce du plaignant, par des allégations mensongères et de fausses représentations des faits. Sont cités dans la plainte déposée par American Income les noms des sites internet qui apparaissent dans les la première page des résultats de recherche de Google avec le nom de la compagnie, et qui contiennent du contenu critiquant les pratiques commerciales de l'assureur. Ainsi un des sites scam.com, apparaît sous le titre “American Income Life is a Scam” (scam = arnaque) ; un autre pissedconsumer.com, contient lui des billets d'anciens employés qui dénoncent les pratiques d'embauche et de gestion du personnel d'American Income.

Double préjudice
Dans une lettre aux responsables du moteur de recherche, l'avocat de l'assureur, Richard Baxley déclare que les sites en question sont au final eux même des arnaques (scams) qui visent la réputation de l'assureur, en produisant des attaques anonymes sous couvert d'honnêtes dénonciations (“whistleblowers”), précisant par ailleurs que les conséquences en termes de manque à gagner se chiffrent en millions de dollars pour l'assureur, et que ce dernier subit aussi un important préjudice sur le plan du recrutement.
En cause : les algorithmes de référencement naturel utilisés par Google
Ce qui est en cause ici ce sont les algorithmes de Google qui conditionnent l'apparition des sites dans les résultats du moteur de recherche. Pour l'avocat, les personnes derrière les sites ont compris et délibérément utilisé la "logique de ces algorithmes" pour faire en sorte que leur site arrive en tête des résultats.
Un compromis sur fond de truquage des résultats?
Avant d'entamer l'action, Baxley a donc proposé un compromis à Gooogle : obtenir que les sites à l'origine du litige apparaissent plus loin dans les résultats de recherche, en seconde page des résultats, donc à un endroit beaucoup moins voyant. Mais Google a refusé le compromis, allèguant qu'il n'est en rien responsable des contenus apparaissant dans les résultats de recherche, Google conseille donc à l'assureur de contacter les sites posant problème afin de conclure des arrangements au cas par cas. Google se retranche en fait derrière la section 230(c) du 1996 federal Communications Decency Act, qui énonce que “no provider or user of an interactive computer service shall be treated as the publisher or speaker of any information provided by another content provider”.
L'avocat lui estime que le Communications Decency Act ne s'applique pas dans ce cas dans la mesure où sont en cause des pratiques de tromperies commerciales et de diffamation... Reste à savoir à qui donneront les juges...
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Billet proposé en collaboration avec le site d'actualité sur l'assurance moto motoassurance.com
| Commentaires (1) | 17:21 | Assurance et e-reputation | Lien permanent | Envoyer cette note |
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