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24/01/2011

Vente de voitures neuves : Les pays émergents ont rattrapé les pays développés

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D'après le quotidien les Echos, les pays émergents auraient rattrapé les pays développés pour les ventes de voiture neuves, soit 2,5 millions d'unités / mois. C'est la première fois que les ventes de ces 2 grands ensembles « géo-éco-politiques » s'équilibrent. Les chiffres annoncés proviennent des données compilées de la BCE et de Rexecode. Ce qui est sans doute le plus surprenant, c'est l'incroyable rapidité à laquelle ont évolué les choses, puisqu'encore en 2005, 2 fois plus de véhicules étaient vendus sur les marchés des pays développés.

À cela deux explications qui sautent aux yeux, au vu du graphique établi à partir des chiffres cités : Alors que – toujours pour la période 2005/2010 les ventes ont chuté dans les pays développés pour perdre grosso modo 500 millions d'unités sur 5 ans, elles ont augmenté de plus de 1 millions d'unités dans les pays émergents.

Un marché du neuf, nécessairement florissant...


Pourquoi des voitures neuves? Tout simplement parce qu'à la différence du marché des pDev, ou les achats de neuf portent sur le renouvellement du parc – Certes fortement encouragé ces dernières années – Une bonne partie des marchés émergents sur la création d'un parc automobile... Un marché loin d'arriver à saturation donc et probablement avec de belles promesses d'avenir. C'est sans trop de surprise la Chine qui tire le marché, constituant désormais le premier marché mondial pour l'automobile, les constructeurs qui ont multipliés les joint-ventures, et installations en Chine ne s'y sont pas trompés. Rien qu'en Chine donc, les immatriculation ont grimpé de 33% pour 13,8 millions de voitures individuelles.  Pour fixer encore un peu plus les idées : General Motors (Chevrolet/Buick/Cadillac) auraient vendu cette année plus de véhicules qu'aux Etats-unis, soit 2,35 millions de véhicules (plus que le marché Français toutes marques confondues), preuve que le rêve américain existe aussi en Chine :-), et qu'il existe une clientèle non négligeable pour cette gamme de véhicules (presque 17% des ventes). Les chinoises pures (Geely / Chery) totaliseraient quant à elles 46% des commandes totales.

 

Dans le prochain article, je ferai un point sur la situation dans les autres pays du "bloc émergent" (Brésil, Russie, Inde notamment), et nous verrons ce qui pourrait compliquer les choses en 2011.

 

18/01/2011

Présence des assurances auto sur le web, quels enjeux?

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Premier billet d'une série d'articles consacrés donc à l'investissement massif du web par les assureurs, mutuelles et comparateurs d'assurances. Je tenterai d'examiner les enjeux à l'oeuvre dans cette "sur-présence", ce que le consommateur est en droit d'en attendre, les risques qu'il peut-être amené à supporter, et les conséquences d'un environnement désormais ultra-concurrentiel sur les prix et les stratégies produits des assureurs.

L'argus de l'auto a consacré le 17 novembre dernier un article aux offres en ligne proposées  par les assureurs sur le web. Sont analysées en tout dans ce dossier 15 offres se décomposant entre 9 portails assureurs et 6 pure players (dans ce contexte "pure players" désigne les acteurs 100% internet). Difficile de procéder à une telle analyse, les pure players en question comme l'indique d'ailleur l'argus sont pour la plupart des émanations d'assureurs (certains d'assureurs figurant dans le panel d'ailleurs ! ). En dernier ressort, les vrais "pure players" , à savoir les « purs comparateurs d'assurance» dont l'actionnariat n'est pas détenu par les assureurs sont bien évidemment fort rares, autant le dire tout de suite (on pourra citer par exemple le comparateur des dossiers de l'Epargne). Nous verrons plus loin que l'actionnariat des comparateurs n'est pas sans poser problème sur leur fonctionnement, ainsi récemment Assurland a dû notamment communiquer sur cette question.

LE lieu où il faut absolument figurer... Mais à quel prix?


L'argus note qu'en moins de cinq ans, Internet est devenu LA vitrine dynamique pour les assureurs. LE lieu où il faut définitivement figurer – et en bonne place – pour espérer récupérer des parts de marchés. Privatisation croissante du secteur oblige (avec des assureurs privés qui grignotent progressivement la part des mutuelles), le secteur est devenu ultra concurrentiel au point que non seulement les acteurs se regroupent, mais de toute évidence ce mouvement de regroupement (à l'image de ce qui se passe au Royaume-Uni avec les assurances auto) n'est probablement pas achevé. L'utilisation croissante d'Internet par les ménages a ajouté un ingrédient supplémentaire, en accentuant la « volatilité des assurés » qui n'hésitent plus désormais à changer régulièrement d'assureur : Auparavant les assurés restaient fidèles de longues années à leurs assureurs, mais ces temps sont désormais révolus. Times are changing...

On appelle ce phénomène nouveau (du moins en ce qui concerne son ampleur), le « taux de Churn », il décrit grosso modo la  tendance des assurés à changer d'assureur. Plus il est élevé plus les assurés sont versatiles. Inutile de dire que les assureurs regardent de très très près cet indicateur. Il mesure d'une part leur capacité à récupérer de nouveaux assurés, et à perdre aussi leur propres assurés ! D'où cette tendance concomitante qu'on observe de manière croissante dans le monde de l'assurance : les programmes de fidélisation du client... Qui peuvent prendre des formes diverses et variées, pas toujours sympathiques malheureusement. La suite dans quelques jours !

 

12/01/2011

Assercar et Kareo : Vers un réseau commun

 

(suite de l'article précédent http://actu-assurance-auto.20minutes-blogs.fr/archive/201...)
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Le commentaire d'Assercar :

« C'est un événement pour Assercar car GENERALI et AVIVA deviendront clients mais aussi actionnaires. Ces assureurs montrent ainsi leur volonté de contribuer fortement au développement du réseau et donc au développement des entreprises de réparations qui le composent. »

Pour le groupe ce changement permettra de renforcer les liens avec les autres partenaires du réseau Assercar – AXERIA (IARD), IMS (assurances expatriés), LA MÉDICALE (Assurances médicales), MARSH (leader mondial du conseil en gestion des risques et du courtage d'assurance ), et SURAVENIR Assurances (assurances vie / prévoyance) - qui bénéficieront d'un réseau plus fourni ainsi que de de l'amélioration des services.

 

D'après Autoactu.com, les 5 représenteraient avec leurs filiales presque 10% de l'assurance auto en France, ce qui aura forcément des conséquences sur leur capacité de négociation avec les prestataires de services, les experts et les carrossiers. À la clé il y aura bien évidemment du dégraissage (une grande partie du réseau de Kareo va perdre son agrément). Kareo travaille actuellement avec un réseau de 2240 garages alors qu'Assercar en compte entre 800 et 900, l'objectif de synergie entre les deux entités devra aboutir à la création d'un réseau commun comprenant entre 1300 et 1500 réparateurs, d'après le président de Kareo, Gérard Bonnet qui ajoute que le groupe respectera « la Charte de bonne conduite en appliquant des délais suffisants aux réparateurs qui ne seraient pas sélectionnés mais dont l'activité dépend fortement de nous » (en fait les assureurs n'auront d'autre choix que de le faire).

Le poids lourd de cette joyeuse assemblée, c'est bien sûr Aviva, 6ème assureur mondial, avec plus de 53 millions de clients (Europe/Amérique du Nord/Asie-Pacifique) et un chiffre d'affaire à l'avenant : 53 milliards d'euros, mais surtout 426 milliards d'actif en gestion soit presque un quart du PNB de la France; avec pour cette même France un chiffre d'affaire de 6,7 milliard d'euros assorti d'un joli résultat net de 390 millions d'euros pour seulement 4700 personnes employées...

Lire la suite

 

11/01/2011

Mutualisation des coûts du côté des assurances auto

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Aviva France, Thélem Assurances, Generali France, Pacifica (Crédit agricole) et Sogessur (société générale) envisageraient un rapprochement commun pour la gestion des « achats liés à la gestion des sinistres en IARD.

Le motif principal de l'opération, c'est bien sûr l'opportunité de réaliser un volume d'économies importantes du fait de la mutualisation structurelle, avec notamment une augmentation de la marge de négociation tarifaire avec les fournisseurs de pièces détachées auto, le regroupement permettra aussi d'apporter plus de services aux assurés. Les cinq compagnies assurent 4 millions de véhicules en tout (sans compter les véhicules d'entreprises et les deux-roues d'après la Tribune)..

Concrètement l'opération sera matérialisée par  l'adhésion de Pacifica, Thélem Assurances et Sogessur au Groupement d'intérêt économique Kareo (réunissant Generali France et Aviva France), en outre par un échange de bons procédés,  Generali et Aviva entreraient quant à eux dans le capital d'Assercar. le réseau de réparateurs automobiles agréés, dont sont déjà actionnaires Pacifica, Sogessur, et Thélem Assurance. L'alliance d'après Reuters (http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE7030WM20110104) doit dans un premier temps porter sur les sinistres auto, mais devrait par la suite s'étendre à l'IARD, et même à la complémentaire santé,  (rien vu de tel excepté pour les assurances santé  pour expat IMS > voir plus bas..


Lire le communiqué en pdf sur le site d'Assercar

> suite de l'article

06/01/2011

Les fraudes à l'assurance auto au Canada suite

 

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(suite de l'article : http://actu-assurance-auto.20minutes-blogs.fr/archive/201...)

Voulant avancer plus loin je me suis rendu sur le site du BAC ou j'ai semble-t-il retrouvé la source de l'article du Globe and mail qui a lui même servi de source au monde :  http://www.ibc.ca/en/Insurance_Crime/documents/articles/Auto_Fraud_Fast_Lane.pdf

Sur ce PDF on trouve notamment en plus de certaines informations exposées dans l'article précédent, un petit encart consacré à la manière dont nos fraudeurs s'y prennent pour étendre leurs sources de revenus au delà des indemnisations propres au véhicule assuré, cela concerne ce que l'on appelle les  "fraudes en matière de blessures corporelles".

« In a case typical of many such schemes, eight people, including a paralegal, were charged in connection with a staged auto accident scam. The claimants reported an auto accident that never occurred. Seven of the accused filed for and received benefits for the bogus accident, receiving a combined $86,000 from two insurers. The paralegal had coached the “accident victims'” on how to describe their fake injuries and how to portray the symptoms. A health care practitioner charging for services never rendered was also involved. If the claimants had not been caught, the  total, final loss to the companies would have been over $200,000 – an amount equal to the annual premiums of 154 drivers paying $1,300 each.  So far, from July 1 of 2005, 54 criminal charges of insurance crime have been laid against 19 individuals. Nine paralegals have been removed from practice with the assistance of the Financial Services »

Le passage cite l'exemple d'un accident truqué ayant impliqué en tout 8 personnes, incluant notamment un paralegal (sorte d'assistant juridique mais non juriste). Les sept victimes supposées avaient déclaré un accident totalement fictif impliquant plusieurs véhicules, et ont reçu des indemnisations de la part de deux sociétés d'assurance auto(86000 dollars en tout). Ensuite le Paralegal a "coaché" les pseudos victimes sur la manière de déclarer leurs fausses blessures et de décrire leurs symptomes, un praticien de santé facturant des soins jamais effectués était aussi impliqué. Au total, si l'arnaque avait pu être menée à son terme, c'est la coquette somme de 200 000$ qui auraient abouti dans les mains des fraudeurs.
(Sur le statut des « paralegals » et notamment leur statut particulier dans l'ontario, lire ceci :  http://en.wikipedia.org/wiki/Paralegal)

Un phénomène qui serait directement connecté aux US

Dans l'article du Globe and mail qui a servit de source principale à l'article du Monde figurait aussi une information qui me paraît digne d'intérêt pour comprendre les tenants et aboutissants du problème : L'inflation soudaine de fraudes à l'assurance au Canada dont il est fait état dans l'article aurait en effet pour cause une énorme vague de répression en direction des Fraudeurs, mais aux Etats-Unis, cette fois-ci.. C'est en 2002 qu'aurait ainsi été découvert à New-York le plus gros réseaux de fraudeurs jamais identifiés à ce jour, par Peter Smith, alors district attorney de Long Island. L'affaire avait débuté avec la confession d'un individu arrêté au cours d'un accident simulé, qui était alors aparu aux enquêteurs comme un cas isolé, mais qui s'est avéré au final être un réseau tentaculaire impliqué dans plus de 1000 accidents, un record sans précédent en matière de fraude à l'assurance.

La justice est finalement parvenue à déterminer, que le réseau en question utilisait un réseau de cliniques qui expédiaient des centaines de déclarations par semaine aux assureurs : les facturant pour des traitements qui la plupart du temps n'étaient bien sûr jamais administrés...  En tout 400 personnes et 112 centres médicaux New Yorkais on fait l'objet d'une inculpation : le montant total estimé des pertes pour cette seule affaire équivalant à plus de 200 million de dollars, donc 50 million rien que pour l'assureur State Farm... Mais les réactions ne se sont pas fait attendre côté américain ou les assureurs collaborent désormais avec les polices locales et fédérales pour ce type de fraude. Pour le Globe and mail, le serrage de vis aux Etats-Unis sur la question des fraudes ne serait pas étrangère à l'émergence du phénomène au Canada, jugée une cible facile...

C'est dans l'Etat du Manitoba qu'aurait été identifié le plus gros réseau de fraudeurs au Canada. Le système était simple et efficace : Les fraudeurs achetaient des véhicules « en bout de course » - généralement à l'occasion de ventes aux enchères, dont la particularité était d'avoir un kilomètrage élevé, mais  de conserver une apparence « acceptable » : Une fois effectuées quelques réparations tenant plus de la cosmétique qu'autre chose, le compteur des voitures était trafiqué pour lui redonner une jeunesse et le véhicule était ensuite assuré pour des montants importantes ( $20,000 et plus) more. Une fois toutes ces opérations effectuées, il ne restait plus qu'à organiser l'accident et à récupérer l'indemnisation de l'assurance, en tout ce seul réseau aurait ainsi collecté $600,000  sans compter les $150,000 de déclarations en cours au moment des interpellations...

La clé de ce succès était le soin que mettait le réseau à ne pas laisser de traces : Chaque véhicule était revendu au moins 5 ou 6 fois avant l'accident, ce qui permettaient de « créer de la distance » entre les « ringleaders » et les propriétaires mentionnés sur les déclarations de sinistres...

Sources :

http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/how-sma...

Le coût de la fraude en matière de blessures corporelles

http://www.ibc.ca/fr/Insurance_Crime/Personal_Injury_Frau...(en français)

L'article du monde :

http://www.lemonde.fr/international/article/2011/01/03/un...

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