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18/09/2011

Catastrophe naturelles : Jusqu'où les assureurs peuvent-ils assurer?

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Un site anglais de veille sur l'assurance, qui s'adresse essentiellement aux professionnels de l'assurance a récemment mis en ligne un sondage suivant invitant les professionnels du secteur (courtiers, professionnels de l'assurance) à se prononcer sur une question ma foi assez délicate, et que vraisemblablement nous n'avons pas fini de nous poser : Dans quelle mesure les Etats doivent-ils constituer le fonds de dernier recours en cas de catastrophes naturelles?

Qui va payer?

On sait en effet désormais que le réchauffement climatique est de toute évidence à l'origine d'un nombre croissant de catastrophes naturelles se faisant jour un peu partout dans le monde, la catastrophe de Fukushima en étant une des dernières illustrations. Comme rien de concret n'a été décidé au niveau mondial pour stopper tant soit peu les émissions de gaz à effets de serre, du fait notamment de l'acharnement des américains et des Chinois à freiner le Protocole de Kyoto ; les choses ne sont probablement pas près de s'arranger. On peut donc s'attendre à une cohorte régulière de catastrophes naturelles dont bon an mal an il faudra bien assumer les frais, pour ceux qui le pourront.

Toute la question est bien sûr de savoir qui va mettre la main à la poche, les assureurs ou les Etats et donc en dernier ressort le contribuable? La question ne se posant bien évidemment pas du tout dans les mêmes termes selon que l'Etat en question est un pays développé ou non, bref la richesse d'un pays conditionne les réponses possibles. Nous en avons eu un avant goût avec Haïti, où la solidarité internationale était malheureusement le seul "bailleur de fonds" possible (en l'occurence on ne s'est pas bousculé au portillon). On a vu aussi dans un pays comme les Etats-Unis, comment la solidarité nationale peinait à se mettre en place pour des sinistres d'une telle ampleur.

Des opportunités pour les assureurs?

à l'origine de ce sondage, une déclaration de l'assureur Swiss Re qui estime qu'il y a des opportunités croissantes pour les différents gouvernements d'augmenter la part du risque assurable par les assureur, de manière à ne retenir que la part du risque réellement inassurable.

sondage.jpg


Le sondage invite donc à choisir entre les deux propositions suivantes :

1) La proposition de Swiss Re est une bonne chose, les Etats ne devraient être sollicités qu'en dernier ressort
2) Au contraire, la proposition est une mauvaise chose : Il y a trop de catastrophes naturelles pour que les assureurs puissent fournir une couverture.

Comme vous le voyez, le lectorat d'Insurance Insight, majoritairement constitué de professionnels de l'assurance a choisi la deuxième solution, mais on imagine bien que la proposition de Swiss Re, n'est pas a priori dictée par un louable esprit de philantropie. Swiss Re entrevoit en fait de nouvelles opportunités mais en sollicitant davantage les partenariat public-privé : Plus de risques, veut dire plus d'opportunités pour les assureurs, mais pas à n'importe quel prix, ce qui parait logique. Dès lors qu'il y a du "Public" , le contribuable sera donc nécessairement sollicité.

source :

http://www.insuranceinsight.eu/insurance-insight/news/210...

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