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29/09/2011

Mouvements de fonds dans le secteur des assurances au Quebec

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Dans la série ventes d'actifs pour redresser la barre, Axa vient d'annoncer la finalisation des cessions de ses actifs Canadiens à la société Intact. L'opération lui aura permis de dégager une belle plus value, 900 millions d'euros, pour une vente de 1,9 milliard. Peut-être le jeu en valait-il la chandelle...

Repositionnement stratégique pour Impact

Axa était en effet considéré comme numéro 6 de l'assurance pour les assurances auto, les assurances habitations et les assurances d'entreprises. Pour l'acquéreur, Intact (doublé de sa division BélairDirect au Québec) cette acquisition est stratégique et lui permet de consolider ses positions sur son marché intérieur.  C'est au Québec que l'affaire prend toute son ampleur, puisque Intact va pouvoir ajouter à ses 17% de parts de marché les 12% d'Axa, ce qui nous donne un tiers du marché et une belle position de leader devant l'assureur Desjardins qui s'est fait rafflé la mise...
Pour Intact ce sont 2 milliards de revenus de primes d'assurances supplémentaires, avec une croissance de 45%, soit peut-être donc 6,5 milliards de dollars/an...

(source : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/services-financiers/201105/31/01-4404661-intact-achete-axa-canada-et-supplante-desjardins.php Si vous ne connaissez rien au marché de l'assurance au Canada, cet article est un excellent point d'entrée sur la question)

desjardin,intact,assurances au québec,canada,belairdirect

La suite logique...

Pour financer l'opération, Intact Financial Corp viens d'annoncer il y a quelques jours, son intention de céder l'activité assurance vie d'Axa à SSQ Life Insurance pour la somme de 300 millinons de dollars américains.

http://business.financialpost.com/2011/09/26/intact-to-se...

Pour Axa en temps de tourmente la plus value exceptionnelle générée par la vente sera comptabilisée en résultat net (source les échos)

23/09/2011

Une application pour obtenir un devis de réparation du véhicule

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Cette application s'appelle MonAuto&Moi, et a été developpée par BPCE Assurances voici déjà quelques moi. Elle concerne  les assurés au tiers, pour les situations ou ces derniers sont responsables de l'accident, et doivent faire réparer des dommages qui ne seront pas pris en charge par l'assurance auto. L'application propose à l'assuré de sélectionner et de prendre des clichés des parties endommagés du véhicule, de renseigner la marque et le modèle de son véhicule, ainsi que le lieu près duquel il souhaite faire réparer son véhicule.

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Un partenariat BPCE/Autorepar.fr

Une fois toutes ces données saisies et transmises, il peut obtenir rapidement et  sélectionner les devis les plus avantageux à partir du site autorepar.fr (je ne connais pas les modalités du partenariat entre les deux entités BPCE/Autorepar.fr). Le plus du service, vous l'aurez compris est de proposer un système de comparaison des devis des réparateurs. L'histoire ne dit pas si le logiciel utilisé est le même que celui que les assureurs eux même sollicitent pour faciliter (et économiser bien sûr) la gestion de leurs sinistres : à savoir un logiciel expert mis au point par le gros acteur de l'expertise auto et qui permet une sélection automatisée des réparateurs. Une fois la sélection du devis l'automobiliste est mis en rapport avec le garagiste concerné. L'histoire ne dit pas quel est le modèle commercial derrière cette affaire, peut-être une commission sur le montant de la réparation, ou une somme forfaitaire au titre de la mise en relation. Si vous avez plus d'infos je suis preneur.

18/09/2011

Catastrophe naturelles : Jusqu'où les assureurs peuvent-ils assurer?

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Un site anglais de veille sur l'assurance, qui s'adresse essentiellement aux professionnels de l'assurance a récemment mis en ligne un sondage suivant invitant les professionnels du secteur (courtiers, professionnels de l'assurance) à se prononcer sur une question ma foi assez délicate, et que vraisemblablement nous n'avons pas fini de nous poser : Dans quelle mesure les Etats doivent-ils constituer le fonds de dernier recours en cas de catastrophes naturelles?

Qui va payer?

On sait en effet désormais que le réchauffement climatique est de toute évidence à l'origine d'un nombre croissant de catastrophes naturelles se faisant jour un peu partout dans le monde, la catastrophe de Fukushima en étant une des dernières illustrations. Comme rien de concret n'a été décidé au niveau mondial pour stopper tant soit peu les émissions de gaz à effets de serre, du fait notamment de l'acharnement des américains et des Chinois à freiner le Protocole de Kyoto ; les choses ne sont probablement pas près de s'arranger. On peut donc s'attendre à une cohorte régulière de catastrophes naturelles dont bon an mal an il faudra bien assumer les frais, pour ceux qui le pourront.

Toute la question est bien sûr de savoir qui va mettre la main à la poche, les assureurs ou les Etats et donc en dernier ressort le contribuable? La question ne se posant bien évidemment pas du tout dans les mêmes termes selon que l'Etat en question est un pays développé ou non, bref la richesse d'un pays conditionne les réponses possibles. Nous en avons eu un avant goût avec Haïti, où la solidarité internationale était malheureusement le seul "bailleur de fonds" possible (en l'occurence on ne s'est pas bousculé au portillon). On a vu aussi dans un pays comme les Etats-Unis, comment la solidarité nationale peinait à se mettre en place pour des sinistres d'une telle ampleur.

Des opportunités pour les assureurs?

à l'origine de ce sondage, une déclaration de l'assureur Swiss Re qui estime qu'il y a des opportunités croissantes pour les différents gouvernements d'augmenter la part du risque assurable par les assureur, de manière à ne retenir que la part du risque réellement inassurable.

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Le sondage invite donc à choisir entre les deux propositions suivantes :

1) La proposition de Swiss Re est une bonne chose, les Etats ne devraient être sollicités qu'en dernier ressort
2) Au contraire, la proposition est une mauvaise chose : Il y a trop de catastrophes naturelles pour que les assureurs puissent fournir une couverture.

Comme vous le voyez, le lectorat d'Insurance Insight, majoritairement constitué de professionnels de l'assurance a choisi la deuxième solution, mais on imagine bien que la proposition de Swiss Re, n'est pas a priori dictée par un louable esprit de philantropie. Swiss Re entrevoit en fait de nouvelles opportunités mais en sollicitant davantage les partenariat public-privé : Plus de risques, veut dire plus d'opportunités pour les assureurs, mais pas à n'importe quel prix, ce qui parait logique. Dès lors qu'il y a du "Public" , le contribuable sera donc nécessairement sollicité.

source :

http://www.insuranceinsight.eu/insurance-insight/news/210...

| Commentaires (0) | 17:53 | Actu internationale de l'assurance | Lien permanent | | | |  Imprimer

08/09/2011

Le labour day au Canada et aux USA : Sous surveillance de la police et des assurances

 

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Je vous présente aujourd'hui Canadianunderwritter.ca, un site Canadien consacré comme son nom l'indique aux assurances où il vous sera toujours possible de glaner de l'information utile sur les marchés Canadiens et américain, dans un style généralement concis et efficace. Des articles donc généralement beaucoup plus techniques que ce qui suit, mais surtout des chiffres, faciles à retenir.

Le long week-end du labour day

Vous ne le savez pas mais il vient d'y avoir un long week-end au Canada, qui sonne traditionnellement le moment de la rentrée outre-atlantique : Il s'agit du dernier long week-end de la saison que les Canadiens et les américains appellent le « Labour Day » et qui correspond peu ou prou à notre fête du travail. Un long week-end que suivent avec une attention toute particulière les assureurs, les instituts de statistiques, et les autorités en charge de la prévention routière, tout simplement car cela correspond généralement à un pic en termes de sinistralité. Inutile de préciser que les forces de police sont en alerte maximale durant ce long week-end.

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En tout les Sheriffs et les RPMC (police montée canadienne) de la province d'Alberta ont procédé à 3743 verbalisations durant le Labour Day. 2834 pour excès de vitesse, et 459 défaut d'assurances auto ou de permis, sachant que le clou de ces interpellation aura été un conducteur interpellé alors qu'il tenait son téléphone dans une main et une glace dans l'autre.


Source : http://www.canadianunderwriter.ca/news/alberta-police-long-weekend-crackdown-results-in-3-743-charges-including-hundreds-of-violations-for/1000571632/

01/09/2011

Prévention et assurances aux USA : D'autres manières de communiquer?

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Des assureurs dans le cadre de l'enseignement scolaire

Après mon  billet d'hier consacré à la dernière campagne d'assureurs-prévention à destination des enfants, et ma page documentaire consacrée à la question, je parlerai ici là encore d'une initiative des compagnies d'assurances, mais américaines cette fois-ci. Il s'agit de l'Insurance Institute fort Highway safety, institut qui se trouve couplé pour sa partie statistique au Highway Loss Data institute.

Côté initiative en direction des jeunes, on trouve une idée qui pourrait intéresser les assureurs, à savoir une collaboration entre le monde de la recherche et l'IIHS dans le cadre d'un programme scolaire à destination des 7/16 ans (4th-10th grades). Ce programme intitulé « Terminal velocity – Carsh test smarties » est initié par le Jason  project en collaboration avec l'IIHS et comprend l'enseignement de certaines notions élémentaires de  physique via l'étude des crash-tests réalisés au centre de Ruckersville (le département test de l'Insurance Institute fort Highway safety).  Des ingénieurs de l'IIHS ayant bien sûr été sollicité pour l'élaboration et la conduite du programme.

Le Jason Project pour résumer se présente comme la seule initiative à ce jour reliant directement le monde scolaire à celui de la recherche (National Geographic Society, the National Oceanic and Atmospheric Administration, (NOAA), NASA, the National Institute of Standards and Technology, U.S. Department of Energy national laboratories,) via la réalisation de programmes, et d’événements auxquels participent des étudiants du monde entiers (11 millions depuis la création du JP en 1989).

http://www.jason.org/public/feature/FeatureDetail.aspx?fi...



Publication du Status Report

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A aussi été publié courant août, le Status report, un document de synthèse assez bien conçu qui récapitule les statistiques et enseignements subséquents tirés par l'IIHS en matière de sécurité et de prévention sur l'ensemble du territoire américain. L'intérêt de ce rapport pour les personnes intéressées par les questions de prévention routière est qu'en plus de présenter la position des assureurs américains sur la question,  des comparaisons sont dressées avec  nos propres initiatives européennes , nous donnant à voir en miroir, notre propre stratégie en matière de prévention routière. Une manière de nous donner par exemple une autre lecture des étranges reculades des parlementaires Français ces derniers mois à propos de l'épisode des radars...

On y apprend notamment que des études réalisées dans les États du Maryland et de l'Arizona ont démontré que la proportion de conducteurs dépassant la vitesse autorisée de plus de 10 mph (16 km/h) ont baissé respectivement de 70% et de 95%  après que des radars aient été introduits dans ces deux États.

http://www.iihs.org/externaldata/srdata/docs/sr4607.pdf

 
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