Avertir le modérateur

23/01/2012

Comparethemarket.com lance un comparateur de cartes de crédit

Nouveau créneau pour le célèbre comparateur d'assurance

Le comparateur anglais comparethemarket.com vient de lancer en fanfare un nouvel objet de comparaison : Les cartes de crédits, plus précisément les services qui sont attachés à ces dernières.  Le géant de la comparaison a mis en place une campagne de publicitaire sur le ton de la comédie, jouant sur la confulsion entre comparethemarket.com et comparethemeerkat.com , et reprenant donc les frasques de son désormais célèbre Aleksandre Orlov.

Des campagnes déclinées sur de multiples supports

La campagne fait l'objet d'une diffusion TV, et est disponible (et déclinée) sur la page facebook dédié  : http://www.facebook.com/Comparethemeerkat. Pour les utilisateurs de twitter, il est aussi possible de suivre @Aleksandr_Orlov.

Enfin pour les éventuels fans, en cliquant sur la vidéo vous accéderez à l'ensemble des campagnes mettant en scène les deux bestioles.

Pour accéder au comparateur de cartes de crédit : http://www.comparethemarket.com/credit-cards/

 

20/01/2012

Le parlement Britannique se penche sur les tarifs des assurances auto

image de la chambre des communes

Le coût des assurances auto : Un problème récurrent en Angleterre

Le coût des assurances auto devient un problème sensible au Royaume-Uni, au point que la presse généraliste s'en fait régulièrement l'écho, et que les pouvoirs publics commencent à s'y intéresser de très près. J'ai déjà parlé sur ce blog et d'autres de la remise en question au plus haut niveau de l'Etat Britannique du système des referral fees (ainsi que de la position responsable d'AXA sur ces questions – par rapport à celle d'Admiral Group en tout cas - Admiral qui possède Le Lynx pour ceux qui l'ignoreraient).

Lourdes conséquences sur la société civile

La raison de cette forte présence du politique dans un domaine a priori privé, c'est que l'une des conséquences des tarifs élevés des contrats, est tout simplement que le nombre de fraudes explose, au grand dam des assureurs et des pouvoirs publics qui s'acharnent à manier le bâton sans résoudre le problème. Mais le mal est plus profond, probablement dans le système lui même, d'où la raison de l'intense débat qui a agité la société anglaise ces derniers mois à propos des referral fees...

Monitoring de la chambre des communes

La commission transport de la Chambre des Communes (House of Commons)  publiait en mars 2011 un rapport sur le coûts des assurances auto, qui s'efforçait de déterminer les facteurs à l'origine de ces hausses, : En étudiant les 3 devis les plus bas de 90 assureurs anglais, ils ont pu mesurer que les tarifs avaient augmenté de 39,3% en moyenne pour l'année 2010...

Déterminer les causes

Le rapport que je vous mets en lien plus bas s'efforce donc de déterminer les causes de ces hausses intempestives, tout en étudiant par ailleurs certaines des problématiques liées au secteur : Protection des données, Fraudes, conducteurs sans assurances, jeunes conducteurs, préjudice corporel et bien sûr les fameux referral fees.

Sources :

Lire le rapport de la Chambre des Communes :
http://actu-assurance-auto.20minutes-blogs.fr/files/Trans...

13/01/2012

Comment les compagnies d'assurances ont-elles été préservées du Rogue trading

geneva.jpg

Le Rogue trading expliqué aux nuls

Un papier intéressant sur le site de Geneva Association (Association internationale pour l'étude de l'économie de l'assurance- La G.A. est un think tank opérant dans le secteur des assurances), porte sur la question du "trading indélicat" (« Rogue trading »), ce document est fort intéressant car il propose une autre grille de lecture que celle habituellement servie dans les médias Français.
L’Objet de la publication c’est d’abord de déterminer les raisons structurelles qui ont permis aux traders incriminés de réaliser ces opérations. La conclusion en exergue du rapport fournit déjà implicitement une réponse : L’usage très contrôlé par les compagnies d’assurance des produits dérivés (instruments de couverture financiers) a eu pour conséquence de les protéger contre les problèmes de Rogue trading  :  (Insurance Companies’ Highly Controlled Use of Derivatives Has Also Resulted in Protection from the Rogue Trader Problem) : Alors que les montants en cause dans  la faillite de la banque Baring était de 827 millions de livres, le record inégalé de Rogue trading, est bien l’affaire de la Société Générale : 4,7 mds d’euros…  Le dernier cas recensé, UBS  ne portant lui « que » sur 2,3 mds de dollars…
Pour en savoir plus, lisez ce pdf : http://www.genevaassociation.org/PDF/Insurance_And_Financ...

Des nouvelles d'Accenture

social-media.jpg

Deux billets qui pourront intéresser les assureurs sur le blog d'Accenture consacré à l'assurance :

"Customer relationship management across borders" : Qui comme son nom l’indique traite de la question de la gestion client dans les pays étrangers, les assureurs, avec l’achèvement du marché unique de l’assurance – et plus généralement, la tendance à la hausse de la « mondialisation » de l’assurance - sont désormais concernés au premier chef par ses problématiques. Cela tombe bien, Accenture vend du conseil et de l’expertise pour ça, et se fait donc de la pub…
http://www.accenture.com/us-en/blogs/accenture-blog-on-in...
Autres documents en libre téléchargement sur le portail, des extraits et une copieuse présentation de  “The complete toolkit for a coherent social media strategy”,  un titre certes plutôt aguichant, pour un contenu qui pourra éventuellement intéresser les webmarkateurs du secteur de l’assurance…
http://www.accenture.com/Microsites/social-media-manageme...

06/01/2012

Cas d'école d'e-reputation : Une compagnie d'assurance poursuit Google en justice

insurance journal

Les compagnies d'assurances sont de plus en plus soucieuses de leur réputation sur Internet. On parle d'e-reputation et la chose est source d'une importante activité de production de consulting. Comment gérer ce qu'on dit de nous? Comment savoir ce qu'on dit de nous? (problématiques de veille).  Et aussi - surtout devrais-je dire : Comment gérer une situation de crise? Bien sûr ici nous ne parlons que du négatif, mais l'e-reputation se conçoit aussi "en plein" : Comment travailler sur les courts-moyens-et long terme son image sur les médias connectés.

Un acteur inattendu : Google

Le cas que je vais vous présenter ici intéressera probablement les assureurs, car il s'agit pourrait-on dire d'un cas d'école en la matière. En effet, voici quelques jours American Income,  un assureur Américain  a entamé une action contre Google devant le  Jefferson County Alabama Circuit Court pour obtenir que Google cesse d'afficher de manière "prédominante" dans ces résultats des sites véhiculant une image négative de la société.

logo du site pissed consumer

Des sites dénigrant la compagnie d'assurance

L'assureur accuse en fait Google et un certain nombre d'autres sites de violer les lois de l'état d'Alabama en matière de tromperie commerciale (Alabama state law governing deceptive trade practices ) en dénigrant intentionnellement les marchandises, les services, ou le commerce du plaignant, par des allégations mensongères et de fausses représentations des faits. Sont cités dans la plainte déposée par American Income les noms des sites internet qui apparaissent dans les la première page des résultats de recherche de Google avec le nom de la compagnie, et qui contiennent du contenu critiquant les pratiques commerciales de l'assureur. Ainsi un des sites scam.com, apparaît sous le titre “American Income Life is a Scam” (scam = arnaque) ; un autre  pissedconsumer.com, contient lui des billets d'anciens employés qui dénoncent les pratiques d'embauche et de gestion du personnel d'American Income.

logo illustrant google comme un diablotin

Double préjudice

Dans une lettre aux responsables du moteur de recherche, l'avocat de l'assureur, Richard Baxley déclare que les sites en question sont au final eux même des arnaques (scams) qui visent la réputation de l'assureur, en produisant des attaques anonymes  sous couvert d'honnêtes dénonciations (“whistleblowers”), précisant par ailleurs que les conséquences en termes de manque à gagner se chiffrent en millions de dollars pour l'assureur, et que ce dernier subit aussi un important préjudice sur le plan du recrutement.

En cause : les algorithmes de référencement naturel utilisés par Google

Ce qui est en cause ici ce sont les algorithmes de Google qui conditionnent l'apparition des sites dans les résultats du moteur de recherche. Pour l'avocat, les personnes derrière les sites ont compris et délibérément utilisé la "logique de ces algorithmes"  pour faire en sorte que leur site arrive en tête des résultats.

Un compromis sur fond de truquage des résultats?

Avant d'entamer l'action, Baxley a donc proposé un compromis à Gooogle : obtenir que les sites à l'origine du litige apparaissent plus loin dans les résultats de recherche, en  seconde page des résultats, donc à un endroit beaucoup moins voyant. Mais Google a refusé le compromis, allèguant qu'il n'est en rien responsable des contenus apparaissant dans les résultats de recherche, Google conseille donc à l'assureur de contacter les sites posant problème afin de conclure des arrangements au cas par cas. Google se retranche en fait derrière la section 230(c) du 1996 federal Communications Decency Act, qui énonce que “no provider or user of an interactive computer service shall be treated as the publisher or speaker of any information provided by another content provider”.
L'avocat lui estime que le Communications Decency Act ne s'applique pas dans ce cas dans la mesure où sont en cause des pratiques de tromperies commerciales et de diffamation... Reste à savoir à qui donneront les juges... 

| Commentaires (4) | 17:21 | Assurance et e-reputation | Lien permanent | | | |  Imprimer

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu