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09/02/2011

Assurances et mots clés : des relations parfois compliquées...

mots-clés-assurance-auto.jpg

(lire le début de l'article)
Corollaire obligé de toute recherche sur internet, l'utilisation des mots clés par les assureurs fait l'objet des soins les plus attentifs, et des stratégies les plus diverses. Sachant que deux grandes modalités s'offrent à eux : le référencement payant (via les campagnes type adwords ou les mots clés se monnayent via un système d'enchère) et le référencement naturel, qui lui aussi fonctionne sur les mots clés, mais intègre d'autres critères (formation du code, page rank, trust rank, référencement ).


Les mots clés ayant le meilleur référencement ne sont pas toujours ceux utilisés par les internautes

Ce n'est pas le moindre des paradoxes, et c'est une des raisons pour lesquelles les stratégies mots-clés des assureurs loin d'être figées doivent au contraire aux réalités mesurées grâce aux différents outils d'analyse. Le poids d'un mot clé est donné par son rapport entre le nombre de fois ou il est tapé dans google et le nombre de recherches. Plus d'acteurs ressortiraient pour le mot clé "assurance auto" que pour le mot clé "assurance auto en ligne". De manière générale, l'automobile serait le thème qui fait apparaître le plus grands nombre d'acteurs sur google...


Ces stratégies de mots clés sont parfois fort subtiles, ainsi "mutuelle santé" et "mutuelles santé" sont considérés comme deux occurences différentes (sur cette question lire ceci) , l'important est donc de connaître les mots clés utilisés par les internautes au moment de leur recherche pour adapter sa stratégie.
Google qui reste donc encore en situation de quasi monopole dans les stratégies e-marketing des assureurs, pour le plus grand bonheur de ses actionnaires... Le simple fait qu'un baromètre tel que  celui de novedia ne mentionne que lui en dit long sur la cote des autres moteurs de recherche. Google concentrerait à lui tout seul presque 90% du nombre de recherche

Les assurances sur Internet

 

baromètre-assurance.jpg


D'après le baromètre 2010 de Novedia, 2010 aura été une année importante pour les mutuelles et assurances du point de vue de l'Internet. Pour décrire le phénomène, on parle d'ailleurs désormais d'e-assurance, et d'e-boutiques d'assureurs, preuve que l'utilisation du web par le secteur s'approche d'une "première étape de maturité". Les offres d'assurances à la personnes  souscriptibles en ligne auraient très fortement augmenté : + 360% (il est vrai qu'on partait de loin) contre +178% pour les assurances de bien, et l'on aurait assisté d'autre part à une (timide) percée de la m-assurance (utilisation des applications de télophonies mobiles par les assureurs).


Les mutuelles particulièrement dynamiques

Pour le nombre d'offres proposées par catalogues, les mutuelles sont particulièrement bien représentées puisqu'elles représentent 50% des nouvelles offres.  contre 13% chacun pour courtiers et assureurs, indice donc semble-t-il d'une "stratégie de présence" différente.
Quant à la souscription en ligne 45% des offres proviendraient des "pure player" les acteurs 100% web (32% pour les mutuelles, 13% et 10% respectivement pour assureurs et courtiers). Dans ces acteurs 100% web on retrouve d'une part les e-boutiques des assureurs, et d'autre part les comparateurs d'assurances et de mutuelles)


Moralité

L'expansion des assurances sur le web est semblet-il loin d'être arrivée à maturité, on doit de toute évidence s'attendre à un renforcement de cette tendance et des efforts des assurances et mutuelle en ce sens. La conséquence de ce qui apparaîtra probablement bientôt comme une "sur-présence" pourrait bien être une monté en puissance de la votalité des assurés au sein des offres existantes...
Nul doute que la création d'offres nouvelles, de plus en plus segmentées sera un des moyens de se démarquer, avec une politique tarifaire probablement très agressive et une concentration des acteurs à prévoir...

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| Commentaires (0) | Tags : novedia, e-assurance, m-assurances, pure players | 19:38 | | Lien permanent | | | |  Imprimer

03/02/2011

Assurances auto : Et si la concurrence entre assureurs était à l'origine des hausses de tarifs...

 

 

augmentations-primes-assurances.jpg

D'après les chiffres de la FFSA, le marché de l'assurance auto aurait entamé un bon début de redressement pour l'année 2010, avec une hausse de 2% du volume des cotisations, à 18,2 milliards d'euros, contre - 0,2 % en 2009. C'est le segment des véhicules professionnels qui enregistre la plus mauvaise performance avec une baisse de 3 %, qui poursuit donc le mouvement déjà amorcé en 2009(-1,7%). La suppression des avantages fiscaux liés au segment N1 est peut-être un des facteurs de cette piètre performance. (sur cette question lire notre billet > http://actu-assurance-auto.20minutes-blogs.fr/archive/201...).

Une branche auto en perte de vitesse?

Pourtant les assureurs sont moroses, la branche auto devient de plus en plus concurrentielle, et à l'image de ce qui se passe sur le marché anglais, des regroupements d'acteurs, voire des disparitions sont probablement à attendre. Côté sinistralité, quoi qu'en disent les assureurs les choses ne vont pas si mal, et ne suffisent probablement pas à justifier les hausses massives effectuées en début d'année ou qui sont annoncées pour avril : L'augmentation du coût des sinistres automobiles n'est en effet que de 1 % (contre + 6,6 % en 2009), et les arguments invoqués comme « les difficiles conditions météorologiques qui ont pesé sur la charge des garanties dommages et bris de glace», ainsi « la poursuite de la hausse du coût moyen des sinistres corporels en assurance auto » peinent à convaincre... Certains acteurs s'en sortent d'ailleurs bien mieux que d'autres...

Et si la raison se trouvait ailleurs...

En 2009, d'après le CEA (comité européen des assurances), la baisse était due principalement à une diminution du nombre de véhicules vendus, et... à une très forte compétition dans la branche... Les assureurs auto, ont en effet des politiques très agressives. On le remarque particulièrement sur internet, qui concentre une bonne part des efforts entrepris pour récupérer de nouveaux clients. Et c'est effectivement ce qui s'est passé pour les gros acteurs qui tirent leur épingle du jeu : Comme le parc n'évolue guère, la seule manière d'augmenter son activité est de récupérer les assurés des concurrents... Quitte donc à peser sur les coûts, et à menacer la rentabilité de la branche (pour ensuite augmenter les primes...).

Sur le web, on n'a jamais autant communiqué sur la nécessité de comparer les tarifs : Grosso modo, ce sont les poids lourds (Assureurs comparateur d'assurances – parfois ce sont les mêmes...) qui ont tout intérêt à encourager à la mobilité des assurés... On se demande, si ce ne sont pas les assurés au final, (qui pour le coup bien manipulés, font le jeu du regroupement des acteurs...) qui seront les grands perdants à ce jeu des chaises musicales..

http://www.cea.eu/index.php?mact=DocumentsLibrary,cntnt01...

http://www.ffsa.fr/sites/jcms/p1_387766/assurance-les-res...

 

 

24/01/2011

Vente de voitures neuves : Les pays émergents ont rattrapé les pays développés

auto-émergents.jpeg

D'après le quotidien les Echos, les pays émergents auraient rattrapé les pays développés pour les ventes de voiture neuves, soit 2,5 millions d'unités / mois. C'est la première fois que les ventes de ces 2 grands ensembles « géo-éco-politiques » s'équilibrent. Les chiffres annoncés proviennent des données compilées de la BCE et de Rexecode. Ce qui est sans doute le plus surprenant, c'est l'incroyable rapidité à laquelle ont évolué les choses, puisqu'encore en 2005, 2 fois plus de véhicules étaient vendus sur les marchés des pays développés.

À cela deux explications qui sautent aux yeux, au vu du graphique établi à partir des chiffres cités : Alors que – toujours pour la période 2005/2010 les ventes ont chuté dans les pays développés pour perdre grosso modo 500 millions d'unités sur 5 ans, elles ont augmenté de plus de 1 millions d'unités dans les pays émergents.

Un marché du neuf, nécessairement florissant...


Pourquoi des voitures neuves? Tout simplement parce qu'à la différence du marché des pDev, ou les achats de neuf portent sur le renouvellement du parc – Certes fortement encouragé ces dernières années – Une bonne partie des marchés émergents sur la création d'un parc automobile... Un marché loin d'arriver à saturation donc et probablement avec de belles promesses d'avenir. C'est sans trop de surprise la Chine qui tire le marché, constituant désormais le premier marché mondial pour l'automobile, les constructeurs qui ont multipliés les joint-ventures, et installations en Chine ne s'y sont pas trompés. Rien qu'en Chine donc, les immatriculation ont grimpé de 33% pour 13,8 millions de voitures individuelles.  Pour fixer encore un peu plus les idées : General Motors (Chevrolet/Buick/Cadillac) auraient vendu cette année plus de véhicules qu'aux Etats-unis, soit 2,35 millions de véhicules (plus que le marché Français toutes marques confondues), preuve que le rêve américain existe aussi en Chine :-), et qu'il existe une clientèle non négligeable pour cette gamme de véhicules (presque 17% des ventes). Les chinoises pures (Geely / Chery) totaliseraient quant à elles 46% des commandes totales.

 

Dans le prochain article, je ferai un point sur la situation dans les autres pays du "bloc émergent" (Brésil, Russie, Inde notamment), et nous verrons ce qui pourrait compliquer les choses en 2011.

 

18/01/2011

Présence des assurances auto sur le web, quels enjeux?

assurance auto.jpg

Premier billet d'une série d'articles consacrés donc à l'investissement massif du web par les assureurs, mutuelles et comparateurs d'assurances. Je tenterai d'examiner les enjeux à l'oeuvre dans cette "sur-présence", ce que le consommateur est en droit d'en attendre, les risques qu'il peut-être amené à supporter, et les conséquences d'un environnement désormais ultra-concurrentiel sur les prix et les stratégies produits des assureurs.

L'argus de l'auto a consacré le 17 novembre dernier un article aux offres en ligne proposées  par les assureurs sur le web. Sont analysées en tout dans ce dossier 15 offres se décomposant entre 9 portails assureurs et 6 pure players (dans ce contexte "pure players" désigne les acteurs 100% internet). Difficile de procéder à une telle analyse, les pure players en question comme l'indique d'ailleur l'argus sont pour la plupart des émanations d'assureurs (certains d'assureurs figurant dans le panel d'ailleurs ! ). En dernier ressort, les vrais "pure players" , à savoir les « purs comparateurs d'assurance» dont l'actionnariat n'est pas détenu par les assureurs sont bien évidemment fort rares, autant le dire tout de suite (on pourra citer par exemple le comparateur des dossiers de l'Epargne). Nous verrons plus loin que l'actionnariat des comparateurs n'est pas sans poser problème sur leur fonctionnement, ainsi récemment Assurland a dû notamment communiquer sur cette question.

LE lieu où il faut absolument figurer... Mais à quel prix?


L'argus note qu'en moins de cinq ans, Internet est devenu LA vitrine dynamique pour les assureurs. LE lieu où il faut définitivement figurer – et en bonne place – pour espérer récupérer des parts de marchés. Privatisation croissante du secteur oblige (avec des assureurs privés qui grignotent progressivement la part des mutuelles), le secteur est devenu ultra concurrentiel au point que non seulement les acteurs se regroupent, mais de toute évidence ce mouvement de regroupement (à l'image de ce qui se passe au Royaume-Uni avec les assurances auto) n'est probablement pas achevé. L'utilisation croissante d'Internet par les ménages a ajouté un ingrédient supplémentaire, en accentuant la « volatilité des assurés » qui n'hésitent plus désormais à changer régulièrement d'assureur : Auparavant les assurés restaient fidèles de longues années à leurs assureurs, mais ces temps sont désormais révolus. Times are changing...

On appelle ce phénomène nouveau (du moins en ce qui concerne son ampleur), le « taux de Churn », il décrit grosso modo la  tendance des assurés à changer d'assureur. Plus il est élevé plus les assurés sont versatiles. Inutile de dire que les assureurs regardent de très très près cet indicateur. Il mesure d'une part leur capacité à récupérer de nouveaux assurés, et à perdre aussi leur propres assurés ! D'où cette tendance concomitante qu'on observe de manière croissante dans le monde de l'assurance : les programmes de fidélisation du client... Qui peuvent prendre des formes diverses et variées, pas toujours sympathiques malheureusement. La suite dans quelques jours !

 

 
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