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22/06/2012

Explosion du pay as you drive aux Etats-Unis : Les plus et les moins

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Sur la version en ligne du WallStreet Journal, on trouve un article du 12 juin fort complet sur le développement - à grande vitesse - des systèmes pay as you drive, dans la patrie de l'Oncle Sam. On y trouve notamment la présentation de différentes solutions (le "Drive Safe and Save"  de l'assureur State Farm, le "Snapshot" de Progressive, ou le "Drive wise" de Allstate ; ainsi qu'un exposé des principales problématiques sur la question (celles reliées au respect de la vie privée notamment).

Des rabais alléchants, mais attention au piège?

Le pay as you drive aux US c'est la possibilité pour l'assuré d'obtenir des rabais pouvant aller jusqu'à 50% en fonction de sa qualité de conduite. Progressive, offre déjà quant à lui, 10% de remise sur le contrat rien que pour l'inscription au programme.

Problème, ces outils d'analyse de la conduite sont peu adaptés aux jeunes (prise en compte des freinages brusques, virages abruptes, accélérations brutales : soit différents paramètres typiquement "jeunes conducteurs". Un problème quand on sait que les primes d'assurance des jeunes sont généralement plus élevées que celles de leurs ainés, et que les pays anglo-saxons relèvent beaucoup de fraude à l'assurance du fait précisément du différenciel de prix jeunes/moins jeunes.

 

Réguler les assureurs?

Le régulateur va cependant s'inviter au débat sur la question de savoir la marge de manoeuvre qu'il est possible de laisser aux assureurs au niveau des critères retenus : Les assureurs vont devoir justifier leurs modèles d'analyse. On ne s'en plaindra pas. On gardera cependant à l'esprit que les pouvoirs publics - dans une optique de sécurité routière - sont plutôt en faveur de la diffusion de la télématique...

D'après le CEO d'Allstate, le marché de l'assurance télématique pourrait atteindre les 70% de parts de marché d'ici 10ans... Questions : Quelle laltitude auront les conducteurs pour refuser d'installer un boitier dans leur voiture à ce stade de développement du marché... On peut supposer que les contrats hors - télématique atteindraient par exemple des prix dissuasifs...

| Commentaires (0) | 13:18 | Assurances auto | Lien permanent | | | |  Imprimer

14/06/2012

General Motors ferme une de ses usines en Allemagne

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Il n'y a pas que la France qui connaissent des soucis avec son industrie automobile ; nos amis Allemands, malgré des salaires pourtant plus bas vont devoir eux aussi affronter des baisses d'activité... L'explication? La baisse de la demande, tout simplement. Une demande atone liée en grande partie à la baisse du pouvoir d'achat. Et oui, à force de baisser les salaires, et de geler le pouvoir d'achat, les Européens n'achètent plus assez.

Une révision de la stratégie Européenne

Ainsi, à peine un jour après que son président, Dan Akerson ait déclaré la nécessité de revoir la stratégie Européenne du groupe pour "booster" ses marges, et agir sur ses coûts ; General Motors a déclaré dans un communiqué de presse être en négociations avec les syndicats Allemands pour fermer une de ses usines. Le groupe espère que des négociations en cours permettront de retarder un plan d'augmentation de salaires de sa filiale Opel, mais la contrepartie serait d'éviter via diverses solutions à l'étude les licenciements économiques des membres du puissant syndicat IG Metall, même après la cessation d'activité de l'usine de Bochum.

Des ventes qui n'en finissent plus de se tasser

GM Europe est dans le rouge depuis une douzaine d'année, ayant accusé pour 2011 une perte de 747 millions de dollars, et affichant par ailleurs une perte de 256 millions pour le premier quart 2012 (avant imposition). En cause, à côté de la crise Européenne, une capacité automobile jugée excessive, au regard de ventes qui n'en finissent plus de se tasser.

Source (en anglais)

| Commentaires (0) | Tags : opel, general motors | 09:10 | Actualité automobile | Lien permanent | | | |  Imprimer

04/06/2012

L'université d'été de la FANAF se déroulera en France du 16 au 20 juillet

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Preuve si besoin en était que le marché Africain intéresse de prêt les investisseurs Français, en particulier les assureurs, l'Université d'été de la FANAF (Fédération des sociétés d'Assurances de Droit National Africaines) se tiendra cette année du 16 au 20 juillet 2012 à Jouy en Josas, en collaboration avec HEC.

  • L’Afrique, nouveau marché émergent
  • Attirer et retenir les jeunes talents africains
  • Histoire d’un entrepreneur en assurance
  • La stratégie du Lobbying
  • Visite d’entreprise : Le modèle Economique de Rolland Garros
  • OCDE : « Actualités économique de l’Afrique sub-saharienne » Forces faiblesses, perspectives…
  • La théorie des jeux appliquée à la négociation
  • La crise (catastrophe naturelle…) son management, sa communication.


Toujours sur le site de la Fanaf, on trouve par ailleurs plusieurs documents qui pourront peut-être intéresser les lecteurs de ce blog :

Marché de l’assu­rance en Afrique - Marché de l’assu­rance en Afrique : Données 2006 à 2010 (mars 2012)

Statistiques par société - Données par Sociétés en 2010 (mars 2012)       

| Commentaires (0) | 11:31 | | Lien permanent | | | |  Imprimer

30/03/2012

La FEDA continue sa lutte d'influence pour obtenir la libéralisation du marché de la pièce détachée

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Alors que L'Association Sécurité et Réparation Automobiles (SRA - Statistiques pour le compte des sociétés d'assurance) vient de rendre public les derniers chiffres sur l'augmentation des pièces détachées, la  Fédération des syndicats de la distribution automobile (Feda) continue de mettre la pression sur les pouvoirs publics dans le but de  mettre fin au monopole de fait des constructeurs auto sur les pièces de carrosserie. Parmi les membres les plus actifs au sein de la FEDA on retrouve bien sûr les grosses enseignes du type Speedy pour qui des pièces auto à bas prix permettraient de contrôler et surtout d'améliorer leurs marges, tout en étant encore plus concurrentiels vis à vis de la concurrence des garages indépendants du fait de l'effet d'échelle.

Une foule d'amendements rejetés à l'assemblée

En janvier dernier la FEDA avait obtenu que soit déposé un amendement allant dans ce sens lors du passage en deuxième lecture à l'Assemblée nationale du projet de loi relatif à la protection et l'information des consommateurs. Parmi les principaux arguments que n'avaient pas manqué d'opposer le lobby des constructeurs automobiles, celui que 71% des pièces bénéficiant d'une protection font en fait l'objet d'une production en France. Le risque du passage d'une telle législation étant celui d'un recours massif, comme en bien d'autres domaine de la production de biens, à des produits en provenance des pays à bas coûts de main d'oeuvre...

Peut-être quelque peu fallacieusement, le président de la FEDA Michel Vilatte proposait dans une interview au Figaro en janvier dernier de limiter la mise en concurrence aux équipementiers et sous-traitants fabriquant les les pièces d'origine des véhicules, afin de limiter l'impact sur l'emploi.


Forte hausse du prix de l'entretien automobile

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Mais à l'argument des 71% avancé par les constructeurs le président de la FEDA opposait au final que le taux en question ne concernait que les véhicules fabriqués en France, qui ne comptent donc que pour une partie dans le parc automobile Français...

Enfin, à l'issue de ces passes d'armes, le Sénat avait mis en place une commission ad hoc avec mission d'estimer «les conséquences en termes d'emplois, les effets sur les prix et l'impact sur l'ensemble de la filière automobile en France de l'ouverture totale à la concurrence du marché des pièces de rechange». Le dernier rempart à la mauvaise volonté des constructeurs étant  l'Autorité de la concurrence, qui en Juillet 2011 décidait de s'auto-saisir et de lancer une enquête sectorielle afin de mettre en évidence les déterminants et éventuelles solutions pour remédier à l'importante hausse des prix constatée dans le secteur de la réparation et de l'entretien des véhicules, la remise du rapport était prévue en Mars de cette année, je n'ai encore rien vu en me rendant sur le site de l'autorité de la concurrence...

 

Risque de désindustrialisation

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Alors qu'à l'Assemblée nationale, on justifiait le rejet des amendements au motif qu'une libéralisation accélèrerait  de facto le processus de désindustrialisation du secteur. Frédéric Lefebvre déclarait quant à lui que s'il ne faisait guère de doute qu'une ouverture à la concurrence aurait une incidence à la baisse sur les prix, l'exemple de la France et de l'Allemagne, seuls pays à avoir « conservé une industrie automobile puissante » suffisait à démontrer l'intérêt de continuer à s'opposer à la mesure.
Bien sûr  le parallèle entre les industries auto allemande et Française est probablement à nuancer, notamment en ce qui concerne les stratégies pièces détachées (comparer par exemple celle du groupe Volkswagen, qui vise à l'autonomie en ré-internalisant une partie de la production des pièces avec celles des constructeurs français, qui font plutôt le contraire...

La FEDA rappelait par ailleurs que

  • Les prix induits par le monopole détruisent un nombre d’emplois important en réparation-collision et donc dans la fabrication des pièces ;
  • Le monopole inciterait en fait les constructeurs à recourir à une fabrication dans les pays low costs pour les revendre ensuite avec de fortes marges (mais n'est-ce pas ce qui se passera de toute façon si l'on obtient la libéralisation?) ;
  • D'après le SRA, l'augmentation du prix du panier de pièces de collision aurait été de 4,7% au cours des 12 derniers mois soit le double de l’inflation ;
  • Seulement 10% des pièces protégées seraient fabriquées en France, contrairement aux affirmations de Renault et PSA. 

Source :


Proposition d’ouverture partielle mais immédiate du marché des pièces de carrosserie

Monopole des constructeurs automobiles sur les pièces détachées visibles : Le Sénat demande un rapport

| Commentaires (0) | 17:55 | Actualité automobile | Lien permanent | | | |  Imprimer

29/03/2012

Les experts de l'ANEA communiquent sur la fraude aux assurances auto

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Une commission anti fraude

On parle beaucoup de l'ANEA ces jours-ci dans la presse spécialisée : Non seulement cela bouge pour la profession dont les lignes de partage du métier comme nous le verrons dans un article ultérieur sont en train d'évoluer, mais de plus elle communique, recourant pour l'occasion à la tribune de l'Argus de l'assurance pour relayer les actions entreprises au sein de sa Commission anti fraude, dont les résultats ont été présentés aux assureurs voici quelques jours.

Former les experts

Ladite commission, dont la création remonte à 2008, a notamment pour objet la mise en place d'un cadre de référence sur le plan de la formation, afin de former les experts à la détection de ces dernières, c'est dire si nous partions de loin. Ils seraient déjà un peu plus de 10% parmi les membre de l'ANAE à avoir  suivi le premier module de formation, seuls 5% ayant effectué l'ensemble du parcours, et pouvant donc prétendre à la dénomination de "référent fraude". Un sésame qui devrait être fortement valorisé dans les cabinets d'expertise, dans un contexte où les fraudes à l'assurance se généralisent tous azimuts.

Un phénomène très répandu dans les pays anglo-saxons

Que l'ensemble des cabinets se dotent à terme d'un spécialiste voire d'une cellule anti fraude, on en est encore loin, puisque l'objectif visé à la fin de l'année n'est seulement que de 30%. La France aura mis du temps à prendre la mesure de la fraude, par rapport à d'autres pays. Il est vrai que le phénomène était resté relativement circonscrit par rapport aux pays anglo-saxons, où la fraude à l'assurance est un phénomène désormais quasi endémique. Tout près de nous, au Royaume-Uni, l'ABI, (Association of British Insurers) a même été jusqu'à mettre en place des procédures d'appels à dénonciation de la part des usagers. Argument pour convaincre ces derniers : Les fraudes à l'assurance auto constitueraient un facteur de coûts important pour les assureurs et se répercuterait mécaniquement sur les montants des primes d'assurance auto en agissant contre la fraude, les assurés se prémuniraient donc contre des hausses à venir de leurs tarifs.

Les Anglais très en avance

Il est vrai que la maturité constatée outre-manche en matière de fraude par les assureurs est précisément à la hauteur du volume de ces dernières : Elles se décomposeraient en quelques grandes catégories, parmi elles :

  • Les simulations d'accidents (en particulier aux USA et au Canada, ou la chose est souvent le fait de bandes organisées) ;
  • Les fausses déclarations (en particuliers liées aux sinistres du fait d'un tiers) ;
  • Les fraudes aux déclarations des conducteurs : très présentes en Angleterre du fait des tarifs prohibitifs des contrats, avec en particulier un phénomène récurrent ces dernières années : Le rattachement des jeunes sur les polices des parents même quand ils sont les principaux conducteurs des véhicules.

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Quelques pistes

Mais les opérations de l'ANEA vous l'aurez compris concernent plutôt les deux premiers types de fraude mentionnés plus haut. L'ANEA en concertation avec les assureurs explore plusieurs solutions pour diminuer les risques de fraudes, et surtout faciliter leur détection, outre la formation dont nous avons déjà parlé, et suggère de favoriser les éléments suivants :

  • Examen du véhicule avant la souscription du contrat ; 
  • Contrôle après réparation ;
  • Mise en place de procédures particulières pour les sinistres du fait d'un tiers non identifiés (normalisation des rapports ), ces derniers représenteraient la moitié des fraudes recensées.

 

Une fraude qui coûte cher aux assurances

En France, c'est l'ALFA (Agence pour la lutte contre la fraude à l'assurance) qui est chargée de recenser ces fraudes. Plus de 20000 cas seraient ainsi déclarés chaque année, sachant que le périmètre de l'agence ne porterait que sur 70% des assureurs, ce qui après estimation renvoie à un chiffre d'une trentaine de milliers de cas estimés chaque année. Au bas mot bien sûr, puisque nous parlons ici seulement des fraudes qui ne passent pas les mailles du filet... Les experts joueraient un rôle important pour les fraudes matérielles (ce qui est logique) puisqu'ils participeraient à détecter 70% des fraudes. La profession dans son communiqué de presse a cependant annoncé son intention de renforcer son rôle sur la question, un message qu'il faut probablement comprendre comme une réponse à la banalisation croissante de l'automatisation des procédures d'expertises chez les assureurs (via les logiciels ad hoc), bref une manière comme une autre de récupérer de l'expertise et du service dans un monde ou l'expertise est de manière croissante traitée de manière quantitative et de se démarquer des experts indépendants...

Sixième congrès de l'ANEA le 30 mars

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Lors de cet événement qui se tiendra au CNIT (Paris La Défense), l'ANEA tiendra une table ronde « identifier la fraude aujourd’hui » ou le thème sera traité selon les axes suivants :

  • L'approche juridique > tracer les contours de la fraude ;
  • Moyen et process > L'intégration de la lutte anti fraude au sein des cabinets ;
  • Logiciel > Quelles solutions data dans un domaine ou encore une large partie des process est manuel : "Quels moyens pourraient proposer les fournisseurs de logiciels informatiques pour assister les Experts en automobile dans ce recensement ?".

 

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La télématique embarquée comme source de nouveaux risque

Curieusement : aucune place particulière ne semble accordée lors de cette table ronde aux implications, risques nouveaux et usages liés à la télématique, même s'il ne fait pas de doute que ces questions seront abordées. Je signale à ce propos une autre conférence qui elle se déroulera à Londre les 10 et 11 mai, et qui portera sur les nouvelles solutions à destination des assureurs en télématique liées notamment au développement des contrats Pay as you drive. Dans l'article recensant cet événement, un chapitre est par ailleurs consacré aux possibilités de segmentation du secteur des comparateurs d'assurance qu'entraînera vrasemblablement la diffusion des contrats d'assurances basés sur la télématique.

 
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