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05/12/2011

Key facts 2011 : Les chiffres des assureurs européens


Les Keyfacts de l’assurances ont été publié le 21 septembre derniers, par le CEA (l’instance représentative des sociétés d’assurance au niveau européen).  Une publication qui mérite un article et un coup d’œil dans la mesure où elle fait notamment prendre conscience des enjeux gigantesques à l’œuvre dans l’industrie de l’assurance, et permet d’élargir un éclairage habituellement davantage « Franco-centré ».

répartition des primes d'assurance

Le poids de l'Europe

Comme on le voit sur le document présenté ci-dessus, la répartition mondiale des primes
D’assurance s’organise principalement autour de trois grands groupes d’acteurs :

- L’Europe avec 37% du total, sachant que sous cet ensemble sont regroupées Europe occidentale, Europe centrale et Europe de l’est). L’Ukraine et la Russie représentant à elles seules 1% du montant total des primes. L’Amérique du nord représente quant à elle 30%, et l’Asie qui dispose pourtant encore d'un gros potentiel 27%.  Les continents Africains et Océaniens ne représentant à eux deux que  3% du total.  Là encore avec beaucoup de potentiel, à plus ou moins long termes selon les regions...

Les chiffres des différentes branches d'assurance :

- La branche assurance vie, a distribué 560 milliards d'euros aux assurés (capital, annuité, pensions,  décès)

- Les branches non vie (assurances santé, assurances voiture, etc) ont versé 290 milliards d'euros en indemnisation se répartissant comme suit :
> 100 milliards pour l'assurance auto
> 80 milliards pour l'assurance santé
> 55 milliards pour l'assurance habitation

- 25% seulement des citoyens européens seraient couverts par des assurances complémentaires santé privées.

- Les assureurs privés (en comptabilisant aussi les mutuelles ont compté pour 11% du montant total des dépenses de santé en 2008.

ventilation des investissements des assureurs

 

La moitié du PIB Européen...

Enfin les assureurs européens  ont investis €7 300 milliards d'euros, (dont la ventilation est représentée dans le documents ci-dessus) dans l'économie globale, ce qui représente 54% du PIB total de l'Europe, sachant pour fixer les idées que le PIB mondial lui était 57 937 milliards de dollars en 2009... Comme on le voit, le poste obligations dettes souveraines / autres obligations à taux fixe représentait 41% des encourts en 2009...


Les assureurs européens emploieraient en emplois directs 950 000 personnes, ainsi qu'un million de personnes en emplois indirect (outsourcing, courtiers, agents, etc).

 Source : http://www.cea.eu/uploads/Modules/Publications%5Ckey-fact...

03/07/2011

Dette Grecque et assurance vie : Quand les assurés servent d'air-bags aux assureurs

dette grecque.jpg

Des assureurs dans la tourmente ?


Les Français n’en sont pas toujours conscients, mais les assureurs sont aussi des investisseurs, ce n’est pas pour rien qu’on utilise le terme de « Bancassurance », ni même que l’ancienne autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM) a été remplacée par l’Autorité de contrôle prudentiel qui comme son nom ne l’indique pas forcément, a désormais en charge le contrôle des assurances mais aussi des banques.
Or un nombre non négligeable de ces assureurs se trouvent - au même titre que les banques - exposés à la dette souveraine Grecque, pour des montants qui n’ont rien de négligeable. Genérali pour 3 milliards, Groupama pour 2milliards, CNP et AXA pour respectivement 2 et 1,9 milliards d’euros (mais il y a aussi ING, Allianz, Ageas, etc). La grande différence avec l’exposition des banques c’est que ce sont les assurés qui vont régler le plus gros de la facture…


Un double air-bag plutôt sympathique


Comme l’explique très bien un analyste sénior de l’agence Fitch dans les Echos : Si la dette grecque est dévaluée, la banque devra diminuer d’autant son exposition dans le passif de son bilan, sans que puissent être pris en compte les « engagements qu’elle a en face » à savoir les dépôts. Les assureurs eux pouvant le faire.  Il s’agit de bien plus que d’une subtilité comptable, puisque concrètement cela implique que l’assureur peut partager la perte avec ses assurés. Un partage qui plus guère équitable pour l’assuré :
Ainsi pour un contrat d’assurance vie comprenant des obligations dévaluées, l’assureur versera alors le rendement garanti diminué de la perte de valeur constatée… Autre amortisseur pour les assurances : L’économie d’impôt induite par la perte. Pour fixer les idées je vais vous citer un exemple publié dans les Echos du 27 juin : Est mentionnée l'exposition AXA, à savoir 1,9milliard d'euros fin 2010 - en Brut - Mais grace  à la magie comptable, et au fait que l'assuré va assumer la perte (concrètement payer la facture !) ; l'exposition - en Net  - n'est que de 300 millions d'euros... Pourquoi s'interdire de prendre des risques avec de tels mécanismes me direz-vous...

Plus : Sur les conséquence de l'exposition de Groupama à la dette grecque, lire aussi cet article, sur la récente baisse de notation qu'à subi l'assureur Français.

 

 
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