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28/11/2011

Le modèle de l'assurance auto battu en brèche par les comparateurs d'assurance?

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Avant le web 2.0?

La newsletter de novembre du Cercle Lab nous donne à lire un petit édito assez intéressant sur l'évolution des assurances autodepuis une quinzaine d'années, il est signé Patrick DEGIOVANNI, Directeur Général Adjoint du groupe  Crédit Agricole Assurances, et nous rappelle, nous aurions presque tendance à l'oublier que il n'y a pas si longtemps la majeure partie  du marché était dominée par les agents généraux et les mutuelles sans intermédiaires (MSI) : C'était avant le temps du web 2.0, avant l'arrivée en masse d'un nouvel acteur du marketing de l'assurance, je veux parler de nos désormais traditionnels comparateurs.

 

Un modèle moins coûteux pour les assureurs?

C'est l'époque ou le modèle de l'agent d'assurance est encore dominant « Les tarifs auto des agents étaient tirés vers le bas pour compenser la différence de taux de frais généraux » , et ce sont les assurances habitation qui compensent alors la faible rentabilité de la branche auto... Mais le modèle de l'agent d'assurance même s'il conserve un avenir et un potentiel (lire ceci pour comprendre de quoi je parle) est battu en brèche par les perspectives de modèles moins coûteux pour les assureurs (et surtout peut-être plus porteurs en termes d'affaires nouvelles), qui investissent alors de manière croissante dans la vente directe grâce au nouveau média qu'est l'internet.

 

Un saucissonnage qui devient la règle

À l'époque, d'après la thèse développée par M  DEGIOVANNI, l'assurance auto fait office de produit d'appel pour les assureurs, mais depuis quelques années les choses ont bien changé : à présent c'est l'assurance habitation qui fait office de référentiel pour l'assuré (« la plupart des bancassureurs démarrent la relation assurance par l'habitation ») avec des ratio portefeuille Auto/MRH dans la grande majorité des cas inférieur à 1.   Les assurés manifestent une tendance croissante à saucissonner leur couverture : Il n'est plus rare de voir plusieurs contrats au sein d'une même famille, un assureur pour la santé, un autre pour l'habitation et encore un autre pour l'auto par exemple.

 

Politiques de plus en plus agressives des assureurs et des comparateurs...

Là encore nous devons voir dans cette tendance un reflet de la politique de plus agressive (et anxiogène - je pense aux comparateurs) de commercialisation des assurance, depuis l'arrivée d'Internet et des comparateurs d'assurance dans les mœurs : Les assurés, poussés par une communication là aussi de plus en plus agressive et solliciteuses des comparateurs, cherchent le moins cher. Le problème c'est que contre toute attente ce fameux modèle du comparateur a tendance à faire exploser les prix, conjugué aux nouvelles « procédures de gestion » des assureurs, et aux coûts croissants des postes publicité/(web)marketing .

Des surcoûts engendrés par de nouvelles manières de gérer...

Monsieur  DEGIOVANNI rappellent que les résultats des assurances automobiles  ont considérablement chuté pour les années 2009 et 2010, avec un ratio combiné à hauteur de 110%, mais il omet de préciser ce que ces hausses doivent aux accords des assureurs avec les réparateurs (voir notamment la manne très coûteuse des garanties bris de glace dans l'article suivant : http://focusassurancesauto.blog.free.fr/index.php?post/20...).

 

Repenser le modèle?

Conclusion, avec une année 2011 qui s'annonce déjà d'après lui morose, la question se pose de savoir si le concept de l'assurance auto comme « produit d'appel » est encore d'actualité.  La question sous-jacente étant la suivante : comment demeurer concurrentiel tout en « équilibrant ses résultats » , l'autre question d'importance - que dis-je l'équation fondamentale - étant la suivante, je cite  : Est-il viable de conserver des tarifs d'entrée exagérément bas (lors de la souscription) tout en se rattrapant sur les contrats en portefeuille, et donc en ne récompensant pas suffisamment la fidélité et la « bonne conduite » de l'assuré, qui voit ses primes continuer d'augmenter, alors que son bonus dans le même temps est lui aussi à la hausse...  Le tout en gérant le risque, je cite « d'être "cocufié"  par les nouveaux spécialistes du zapping » qui opèrent bien entendu via les comparateurs d'assurance qui sont assez souvent des émanations des assureurs eux même (ainsi Le Lynx avec Aviva, Assurland avec Covea, etc)...

Source : la newsletter de novembre du Cercle Lab

05/08/2011

Primes d'assurance auto : Analyses du comparateur d'assurance Assurland

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D'après les estimations du comparateur d'assurances Assurland, il n'y aurait pas eu d'augmentation du niveau des primes pour les mois de juin et juillet. Le mois de juillet confirmerait ainsi la tendance déjà observée en juin.

Une augmentation limitée

Ces estimations calculées d'après l'indice maison d'Assurland (IPAP = indice des prix de l'assurance des particuliers )mettent en évidence que non seulement les primes d'assurance auto n'ont pas bougé sur juillet, mais de surcroit sur douze mois glissants l'augmentation se limiterait à 3,9% (4,7% sur juin sur la base du même calcul).

 

Mais les choses peuvent évoluer


Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'augmentation au cours des mois à venir (on pense bien sûr aux prochaines échéances...), celles-ci dépendront fort logiquement (et surtout officiellement - sic) de l’évolution de la sinistralité sur le reste de l’année, nous sommes désormais habitués à ce discours.
Mais l'évolution du ratio combiné des assureurs, et le poids des charges de marketing et d'administration (les charges "structurelles") dans ce dernier aura son importance, cela dans un climat de plus en plus concurrentiel pour la branche auto...   Une concurrence bien sûr accentuée par le rôle croissant d'internet qui crée un fort appel d'air... gentiment relayé par les comparateurs d'assurance... Et l'arrivée croissante de la concurrence européenne sur le marché de l'assurance auto...

On gardera présent à l'esprit que le nombre d'accidents a baissé sur le premier semestre, idem pour le nombre de blessés. Paradoxalement les indemnisations corporelles, elles auraient augmenté, de même que les coûts des réparations, encore faudrait-il bien sûr analyser la ventilation de ces derniers...

Un comparateur dans la tourmente?

Formulation certes peut-être exagérée pour décrire affres qui accompagnent la décision de la SGAM COVEA de se séparer de ses actions dans le comparateur d'assurance, explications dans l'article suivant : http://assurance-auto-consommateurs.com/2011/08/03/covea-...

18/06/2011

Profiling et bonus comportementaux : Les nouveaux arguments des assurances auto

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La Tribune a consacré un article aux assurances auto qui valorisent via des bonus ou des réductions de primes, les transports "Développement durable" ou "écologique" selon votre manière de voir les choses. "Argument prétexte" pour toucher de nouveaux publics? Ciblage commercial? ou plus simplement "profilage", dans une logique comparable à celle des réductions de primes d'assurances déjà allouées aux conducteurs de véhicules "verts" (hybride ou électrique).


Alibi écolo ou réalité du risque?

Les deux offres présentées dans l'article de la Tribune émanent de deux célèbres filiales de la SGAM Covéa, à savoir la Maaf et la GMF.
pour la MAAF, il s'agit d'un bonus "Eco transport" de 5% dont peuvent bénéficier les particuliers détenteurs d'un abonnement annuel aux transports en commun (10% pour la GMF), ou à un des services d'abonnement aux vélos en libre service type Velib qui se répandent de manière croissante dans les grandes et moyennes villes de France.  Bref passé l'éventuel alibi écologique, rien de franchement nouveau sous le soleil : On peut en effet supposer qu'un possesseur de pass navigo est à priori quelqu'un qui se rend à son travail en transport en commun : Quand on sait que la majorité des accidents ont lieu dans le cadre des trajet domicile/lieu de travail et qu'il coûtent cher aux assureurs on comprend tout de suite la logique. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir si ce bonus s'étend aux assurances scooter ou moto.  Pour les abonnés Velib, on pourra supposer que le titulaire de l'abonnement est un Hyperurbain, qui utilise le vélo pour se rendre sur son lieu de travail, même si la corrélation est peut-être moins forte que pour l'abonné aux transports en commun.

 

Du profiling à gogo

On pourra y voir davantage l'effet du "Profiling" : Les velibistes sont par exemple des sociostyles tirant peut -être plus sur le "Bobo" ou le "citadin branché", là encore un profil plutôt rassurant pour les assureurs.  D'après la Tribune, la prochaine étape dans ces offres niches ou "bonus comportementaux" pourrait être l'auto partagée, type Autolib : Dans ce cas encore, on valorise officiellement un comportement eco-friendly ( "les comportements citoyens" d'après Covea), et au bout du compte un profil urbain, peu consommateur en matière d'automobile, un client à faible kilométrage et à faible risque dirons-nous...

| Commentaires (0) | Tags : sgam, éco transport, covea, maaf, autolib, gmf | 18:19 | Assurances auto | Lien permanent | | | |  Imprimer

 
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